Une autre approche du Burn out et de l’épuisement

Se nourrir dans toutes nos dimensions pour être moins fatigué.e et pouvoir nourrir les autres
Nous avons appris à nous nourrir principalement par ce que nous mangeons et buvons. Pourtant, l’être humain ne se nourrit pas seulement de nourriture. Nous avons besoin d’amour, de pensées qui nous élèvent, de mouvement, de relations, de sens, de silence et de présence à nous-mêmes. Lorsque l’une de ces dimensions est négligée, quelque chose en nous finit par manquer. Et ce manque peut devenir fatigue, frustration, vide intérieur ou douleur. Notre énergie s’épuise, l’élan de vie s’amoindrit, parfois il n’est plus possible de travailler et on se voit prescrire du repos. Or chaque partie de nous que nous n’avons pas nourrie génère de la douleur et une sensation d’épuisement physique et psychique.
Cette douleur n’est pas nécessairement là pour nous punir. Elle peut être un signal : une partie de nous demande simplement à être regardée, entendue et nourrie. Et si nous voulons pouvoir nourrir les autres — nos enfants, notre couple, notre famille, nos amis, nos collègues, ou simplement les personnes que nous rencontrons — nous devons d’abord apprendre à prendre soin de nourrir toutes les dimensions de notre propre être.
Il existe ainsi sept dimensions à nourrir chaque jour qui peuvent aider à sortir du burn out (attention, chaque cas et situation sont différentes) :
1. Le cœur
Le cœur est notre première nourriture. Avant de faire, de penser ou de produire, nous avons besoin de nous sentir aimés et reliés. Nourrir son cœur, c’est cultiver l’amour, la tendresse, la gratitude, la compassion et la capacité à recevoir. C’est retrouver le sens de la beauté autour de nous, c’est ouvrir notre cœur à toute cette beauté. Un cœur affamé cherche souvent à recevoir des autres ce qu’il ne s’accorde pas à lui-même. À l’inverse, lorsque le cœur est nourri, nous pouvons donner sans nous vider.
2. Le mental
Le mental a lui aussi besoin d’être nourri, mais pas uniquement de connaissances. Lorsque les pensées, les ruminations envahissent le mental il faut l’apaiser. Une seule manière SENTIR au lieu de PENSER d’analyser. Comment ? En mettant son attention sur les 5 sens en se focalisant sur les sons, la vision, le toucher, les odeurs, le goût, être en pleine conscience de l'instant présent.
Un mental qui ne reçoit plus de nourriture devient parfois prisonnier de la routine, de la peur ou des mêmes pensées répétées. Nourrir notre mental, c’est donc aussi lui offrir de l’espace pour souffler.
3. Le corps
Le corps est notre maison. Il nous accompagne à chaque instant, mais nous oublions souvent de l’écouter jusqu’à ce qu’il nous arrête. Nourrir son corps, c’est évidemment lui donner une alimentation adaptée, mais c’est aussi dormir suffisamment, respirer, bouger.
Laissez votre corps bouger librement, s’étirer, dansez sur de la musique en laissant votre corps bouger avec fluidité. Personne ne vous regarde. Laissez vous porter par la musique et le rythme. Marchez pieds nus dans l’herbe. Nagez pour le plaisir de sentir l’eau sur votre corps, prenez une douche et sentez l’eau ruisseler sur votre corps en conscience. Le corps ne demande pas la perfection. Il demande de l’attention.
Lorsque nous ignorons continuellement la fatigue, les tensions ou les besoins de récupération, le corps finit par parler plus fort. Prendre soin de lui chaque jour permet de retrouver une énergie qui vient mais d’un équilibre réel.
4. Les relations
Nourrir ses relations ne signifie pas être disponible pour tout le monde. Cela signifie choisir des liens qui nous font grandir et prendre le temps de les entretenir. C’est vivre un lien de confiance, de proximité chaleureux avec une autre personne. C’est être en connexion sincère et profonde avec un autre être humain parfois dans le silence. C’est se plonger dans le regard de l’autre et être accueilli tel que l’on est et réciproquement. C’est tisser des liens durables et sécurisants. C’est trouver un groupe de personnes avec lesquelles on se sent en harmonie de cœur et d’esprit.
5 . L’esprit
Nourrir son esprit signifie se désidentifier de tout ce qu’on croit être. Vous n’êtes pas votre nom, votre corps, votre travail, votre nationalité, votre famille, vos convictions, votre passé … vous êtes beaucoup plus que ça. Vous êtes tout cela et plus encore. Vous êtes la Vie qui coule en vous. Différents exercices vous permettent de sentir ce flux en vous.
6. L’âme
L’âme représente cette dimension plus profonde de notre être, celle qui cherche le sens, la cohérence et l’accomplissement. Nous pouvons avoir une vie remplie et pourtant ressentir un vide. Nous travaillons, nous accomplissons, nous possédons, nous nous occupons des autres… mais quelque chose en nous demande davantage. Nourrir son âme, c’est donner une place à ce qui nous rend profondément vivants : notre vocation, notre créativité, nos convictions, notre contribution, notre rapport à la nature, à la beauté ou au sacré. L’âme ne se nourrit pas de quantité, mais de profondeur.
7. Le corps de douleur
Enfin vient le corps de douleur : cette part de nous qui porte les blessures, les frustrations, les émotions anciennes, les deuils et les expériences qui n’ont pas encore été pleinement accueillies. Nourrir cette dimension ne signifie pas entretenir la souffrance. Cela signifie lui donner une place pour pouvoir la traverser. Parfois, nous sommes fatigués non pas parce que nous faisons trop, mais parce qu’une partie de notre énergie est mobilisée pour retenir une douleur que nous ne voulons pas regarder. Écouter cette douleur, demander de l’aide lorsque mettre des mots sur ce qui fait mal et accepter notre vulnérabilité sont aussi des formes de nourriture. Pour ce faire, plonger dans ces douleurs l’aide d’un-e psychologue est précieuse. Vous trouverez cette aide auprès des professionnels du cabinet de La clé de la réussite pour nourrir cette dimension mais aussi de l’aide auprès d’autres spécialistes pour nourrir votre corps, votre mental.
Nourrir pour pouvoir nourrir
Prendre soin de soi n’est donc pas de l’égoïsme. C’est une responsabilité.
Lorsque je nourris mon cœur, mon mental, mon corps, mes relations, mon esprit, mon âme et que j’accueille mon corps de douleur, je retrouve progressivement l’énergie nécessaire pour me donner les chances à sortir du burn out et être présent pour moi et pour les autres.
Besoin d’aide ? N’hésitez pas à contacter le cabinet La clé de la réussite.
Sabine Mozelsio
Psychologue
0495/18.39.97




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