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Hyperactivité ou agitation, que faire?


Déjà avant le confinement, le professeur de votre enfant vous a fait part de l’agitation importante de votre enfant et de son manque d’attention.

Vous pensiez prendre rdv pour un bilan attentionnel chez un neuropsychologue mais avec le confinement, cela n’a pu se faire. Ensuite, les choses ont repris leur cours et maintenant, cela recommence et à la venue des grandes vacances vous craignez la suite.


Avant toute chose, il est très important de réduire les informations multisensorielles qui l’entourent.

Il est démontré que beaucoup d’enfants agités ont des canaux sensoriels hyperréceptifs, cela veut dire que tout ce qu’ils voient, entendent, goûtent, ressentent, sentent, est amplifié par rapport à la majorité des autres enfants.


Gardez à l’esprit que ce sont des enfants ! les enfants ont besoin de temps pour laisser aller leur imagination, pour inventer, créer, … c’est très important pour leur équilibre physique et psychologique. Il est donc conseillé, une fois que le rythme normal reprendra, d’éviter de surcharger vos enfants d’activités afin de combler leur temps. Trois sports différents+ cours de musique + cours de diction + cours particulier+ cours de langue + séance chez un spécialiste + tâches demandées à la maison, … il faut faire un choix pour le bien- être de votre enfant.


Voici quelques conseils pour diminuer ou canaliser l’hyperagitation de votre enfant, en attendant de pouvoir faire le point :


- Contrôlez les bruits environnants

Les bruits génèrent des tensions internes très grandes qui sont souvent sous-estimés


- Evitez autant que possible les jeux vidéo et gardez un œil sur les dessins animés, films ou émissions qu’il regarde

Certains jeux vidéos sont reconnus pour énerver les jeunes. Certaines émissions violentes ou effrayantes engendrent des stress importants


- Surveillez ses yeux lorsque vous lui parlez

En effet, la PNL nous a appris que le mouvement oculaire d’un individu lors d’une conversation, qu’elle discute ou qu’elle écoute, rapportent à ce à quoi la personne fait appel comme type de pensées.

Donc en observant le regard d’un enfant agité, on peut déduire qu’il n’est pas dans l’instant présent mais qu’il voyage sans cesse à travers ses discours intérieurs, ses pensées, ses souvenirs, or qu’on lui adresse la parole. Il n’entend donc pas ce que vous lui dites !

Il faut donc s’assurer que ses yeux fixent les vôtres, avant de lui communiquer une information.


- Aidez-le à parler moins vite

Utilisez le langage pour réduire la vitesse de ses raisonnements car le débit et la clarté de ses paroles sont les reflets fidèles de son fonctionnement psychique.

Si votre enfant parle moins vite, il doit penser moins vite et s’habituer à rester focus sur une idée à la fois. Pour l’aider, vous pouvez le faire répéter et lui montrer l’exemple.


- Diminuez les excitants alimentaires

Comme vous le savez, on évite de servir du thé, du café, des sucreries, des boissons trop sucrées gazeuses, …


- Ayez recours à une musique de FOND CALME et douce

Trouvez des musiques douces et tranquilles. Des bruits de la nature peuvent l’aider à se canaliser en lui demandant d’identifier les sons ou de se laisser porter. Vous pouvez passer ces musiques durant le repas du soir ou avant l’heure du coucher.


- Evitez de toujours vous disputer devant lui ou de crier facilement

Cela va augmenter sa nervosité et il pourra être dans le mimétisme des comportements observés


- Récompensez ses comportements « calmes »

Les critères pour évaluer les réactions calmes d’un enfant agité (ou hyperactif) ne doivent pas être les mêmes que ceux utilisés pour un autre enfant.

Dès que votre enfant agité reste assis une minute à table, sans gigotter, ni parler, félicitez-le chaleureusement ! car il ne le fait pas exprès d’être agité (si c’est un trouble bien sûr) donc il est nécessaire de lui montrer que l’on remarque qu’il peut contrôler sa nervosité. Il est important de se rendre compte du nombre de jugements négatifs qu’un enfant agité peut recevoir sur une journée, il faut donc compenser par des marques positives et affectives, en n’attendant pas que cela soit un acte extraordinaire.


- Le cadre reste plus que nécessaire évidemment



Si vous avez besoin d'aide, n'hésitez pas à contacter le cabinet La clé de la réussite



Raulier Valérie

Neuropsychologue – psychologue

Fondatrice et coordinatrice du cabinet La clé de la réussite

Agrégée en sciences psychologiques

Coach scolaire



(*) Beaulieue Danie, 2016. 100 trucs pour améliorer vos relations avec les enfants. Les Editions Québec-Livres.



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