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En quoi échouer rend-il plus fort ?



Septembre a été le mois de la rentrée scolaire et début d’une année jalonnée d’évaluations diverses pour les élèves. Le terme « échec » est d’ailleurs négativement associé à ce système d’évaluation scolaire.


Comment dès lors, en tant que parents, aider ses enfants à faire face à un échec ? A le vivre sereinement ? A en tirer profit ? Quel sens lui donner ?


Car en effet, tout cela est possible, et surtout, nécessaire afin d’éviter les angoisses vécues par de nombreux écoliers.

Pour élargir la question, commençons par une liste non exhaustive de personnalités qui ont connu l’échec à maintes reprises mais dont on ne garde en mémoire que la réussite et grandeur.

Ainsi, chez les sportifs : Michael Jordan, Rafaël Nadal ;

dans le monde des arts : Steven Spielberg, Serge Gainsbourg, J.K. Rowling, Les Beatles, Marilyn Monroe ;

dans l’entreprenariat : Steve Jobs, Thomas Edison, Richard Branson ;

en politique : Winston Churchill… Et dans le même ordre d’idée, ne perdons pas de vue que la recherche scientifique gagne quotidiennement du terrain grâce à tous ses ratés.

Pour toutes ces personnes, avoir raté quelque chose ne signifiait pas être un raté. Au contraire, ils ont osé l’échec, sans sentiment de honte ou d’humiliation.

Il est très important de ne pas être embarqué dans cette spirale : échec = honte. Pour ce faire, ayons une autre lecture de l’échec que celle communément véhiculée dans notre culture et associée à de la faiblesse.


De la sorte, en quoi l’échec est-il une force ?


- Tout d’abord, il permet de développer la combativité, la persévérance.

- Il donne l’élan nécessaire au changement.

- Connaître l’échec, c’est surtout savoir que l’on peut s’en relever.

- Il est davantage profitable d’échouer vite que de réussir facilement sans comprendre pourquoi. En effet, l’échec permet la remise en question, l’analyse des forces et des faiblesses.

Cette dynamique amènera par la suite des succès plus rapides.

A contrario, la réussite, souvent enviée, nous donne l’impression que nous sommes à l’abri du risque, sur la bonne voie. Mais nous détourne aussi de ce que l’on veut vraiment, au fond de soi.

- Il fait partie des étapes nécessaires. Plutôt que de le vivre dans la douleur et dans un sentiment de perte et de fin, il doit être vécu comme une possibilité de renouveau, de commencement.


Comment oser l’échec ?


- Tout d’abord, accumuler de l’expérience, de l’entraînement, se sentir bien dans sa zone de confort pour pouvoir en sortir plus aisément.

- Être encouragé, stimulé et motivé par l’audace des autres.

- Ne pas viser la perfection. Car il s’agit alors de vouloir tout maîtriser avant de commencer, et du coup, on ne se lance jamais.

- Savoir que regretter de ne pas avoir tenté est réellement plus douloureux que de rater quelque chose et en tirer profit.


Comment soutenir son enfant face à l’échec ?


- Analyser les causes de l’échec plutôt que le diaboliser : de quelle manière t’es-tu trompé ? à quoi cela tient ?

Lui dire que c’était bien tenté (à savoir que si la cause de l’échec est la provocation, le rejet d’un système familial conflictuel,… cette dernière approche perd son sens)

- Analyser les autres voies possibles.

- Relever aussi les points forts, les réussites. Ces derniers méritent aussi toute l’attention du parent et de l’enfant. A quoi tenait ce succès ? En quoi est-il un commencement ? Vers quoi me permet-il d’aller ?

- Ne pas véhiculer la peur d’échouer : un échec ne doit pas se vivre dans la peur mais dans l’enthousiasme d’un nouveau fonctionnement.

- Être attentif à ce qui compte pour l’enfant, ce qu’il vise, en lui laissant la liberté d’explorer, d’essayer, d’échouer et de se relever.


Bien entendu, le contenu de cette brève note sur l’échec ne se limite pas qu’au domaine scolaire. Il est également valable pour chacun et dans tous les domaines : professionnel, sentimental, amical. Y vivre l’échec apporte aussi son lot de vertus. Mais bien entendu, il n’est pas toujours évident de décrypter pour sa propre vie en quoi un échec est vertueux.

L’équipe de La clé de la réussite peut vous accompagner dans ce processus.

Clôturons et résumons pas le titre du livre de Sophie Tal Men : « Qui ne se plante pas ne pousse jamais »


Besoin d'aide, n'hésitez pas à contacter le cabinet La clé de la réussite


Alexandra Laurent

Psychologue clinicienne.

0498/16.75.62



Source :

Pépin, Ch., Les vertus de l’échec, Pocket

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